Pourquoi investir dans les régulateurs télécoms ? Parce qu’ils sont les gardiens invisibles d’un futur numérique équitable. Sans eux, pas de concurrence saine, pas de protection des consommateurs, pas d’innovation durable.
Du 6 au 24 septembre 2025, le Luxembourg accueille la deuxième cohorte francophone d’iPRIS, un programme unique qui réunit régulateurs africains et européens autour d’un même objectif : combler la fracture numérique et bâtir une connectivité plus inclusive et durable.
Soutenu par l’Union européenne, la Suède et le Luxembourg, et mis en œuvre par SPIDER en partenariat technique avec l’ILR, iPRIS va bien au-delà d’une formation. C’est une plateforme de coopération où s’échangent expériences nationales, savoir-faire technique et visions partagées.
Pourquoi les régulateurs des télécoms en Afrique ?
En Afrique, la fracture numérique demeure l’un des plus grands obstacles à une croissance inclusive. Aujourd’hui, seuls 36 % des Africains sont connectés, contre une moyenne mondiale de 67 %. Plus de 570 millions de personnes en Afrique subsaharienne n’ont toujours pas accès à l’internet mobile. Et le coût reste l’un des plus élevés au monde : dans certains pays, 1 Go de données représente jusqu’à 10 % du revenu mensuel, bien au-delà de l’objectif de 2 % fixé par l’ONU.
Face à ces défis, investir dans les régulateurs n’est pas un luxe mais une nécessité. Ce sont eux qui garantissent une concurrence loyale, protègent les consommateurs, gèrent des ressources rares comme le spectre, et créent l’environnement dans lequel l’innovation peut réellement s’épanouir.
En renforçant la solidité et l’indépendance des régulateurs, on renforce les bases mêmes de la transformation numérique du continent.
iPRIS : Le renforcement des capacités
Le programme iPRIS répond à ce besoin crucial en renforçant les capacités des régulateurs. Pendant trois semaines à Luxembourg, les régulateurs africains des télécoms issus de sept pays de l’Afrique francophone: l’ART Cameroun, l’ARCEP Gabon, l’ARPT Guinée, l’ORTEL Guinée Équatoriale, l’ARCEP Bénin et l’ARCT Burundi et l’ARPTC RDC. Les trois délégués de l’ARPTC ont suivi en ligne et présenté leur initiative de changement.
Ensemble, ils traduisent des défis techniques complexes en réformes concrètes à travers leurs initiatives pour le changement. Ils explorent aussi de nouveaux outils de gestion et suivi de projets aux objectifs SMART. Le renforcement des capacités assure la mise en œuvre effective des initiatives transformantes tenant compte des réalités prévues ou imprévues de l’Afrique.
Comme le rappelle Malena Liedholm Ndounou de SPIDER:
« La gestion des projets, c’est la gestion des imprévus. »

Pour Guy Mahowald, le chef de services des fréquences chez l’Institut Luxembourgeois de Régulation (ILR) :
Investir dans les études techniques auprès des régulateurs télécoms, c’est un levier crucial qui assure l’équité, guide les négociations avec d’autres acteurs et réduit les brouillages.

Vers un avenir inclusif
Au-delà des sessions d’apprentissage entre pairs, iPRIS construit un réseau de coopération comme témoigne Mme Bernice Edande Epse Otye Owona (ARTAC) :

Derrière chaque échange et chaque règlement, une conviction : des institutions fortes font la différence entre une fracture qui se creuse et un avenir numérique partagé.
iPRIS, c’est plus qu’un programme : c’est un pont entre cultures, langues et continents pour bâtir un avenir numérique équitable.
Voici les temps forts de la semaine iPRIS à LuxembourgOuverture officielle le lundi avec la présentation des contextes nationaux et des ambitions partagées. Chaque pays francophone présent et via visioconférence a exposé ses priorités : amélioration de la concurrence, déploiement de la fibre, cybersécurité, transparence du marché.
Un objectif commun : « améliorer la connectivité en Afrique subsaharienne. »
Le mardi, les régulateurs africains ont partagé leurs réalités nationales : monopoles persistants, croissance limitée malgré de nouveaux entrants, dépendance aux réseaux voisins. Ces échanges rappellent la diversité des contextes et l’importance d’une régulation adaptée.
Comme le souligne Luc Tapella (ILR) :

La matinée du mercredi a été consacrée à la gestion de projet, avec un focus sur les objectifs SMART et leur lien avec des impacts concrets comme l’extension de la 5G.
Pour Malena, experte européenne de SPIDER et animatrice de cette session :

L’après-midi de ce troisième jour a mis en avant la gestion du spectre, ressource rare et cruciale. Sujet résumé aux propos de Guy Mahowald experte chez ILR :

La journée du jeudi a ouvert un débat riche sur l’impact des grandes plateformes numériques, la souveraineté digitale et l’adaptation des cadres européens (comme le DMA) aux réalités africaines. Discussions franches sur l’équité d’accès aux services, les rapports de force définis par les investissements privés, et l’urgence d’une coordination sous-régionale alliée à un renforcement des capacités nationales. Selon deux expertes européennes qui ont animée les sessions du jeudi :


Ce vendredi, à l’ILR les délégués iPRIS travaillent main dans la main avec leurs experts. Chaque groupe affine son projet avec un accompagnement ciblé, tandis que Ms. Malena Liedholm Ndounou et M Cheikh Sadibou Sakho de SPIDER apportent un appui précieux pour transformer les idées en plans d’action concrets.
Une journée décisive pour réfléchir à la régulation de demain, entre innovation technologique et inclusion.
Après une première semaine riche en échanges sur la gestion de projet et du spectre, les deux prochaines semaines seront consacrées à des thèmes touchant aux piliers de l’Offre Européenne Conjointe : sécurité et résilience des réseaux, numérotation et adressage, protection des consommateurs, déploiement haut débit, interopérabilité et nouveaux enjeux réglementaires. Les régulateurs africains, aux côtés de leurs pairs européens, traduiront ces apprentissages en initiatives de changement concrètes pour combler la fracture numérique.
Ces sessions riches de la phase Europe pour le cycle 2025C confirment l’importance d’investir dans les régulateurs télécoms, véritables garants d’un avenir numérique inclusif pour l’Afrique.
Depuis son lancement, iPRIS a déjà impliqué 24 régulateurs nationaux des télécoms en Afrique subsaharienne :
Le Kenya, le Nigeria, le Ghana, la Namibie, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie, l’Eswatini, la République centrafricaine, le Tchad, les Comores, le Congo-Brazzaville, la Mauritanie, le Sénégal, le Togo, le Lesotho, l’île Maurice, le Rwanda, la Gambie, le Soudan du Sud, le Libéria, le Zimbabwe et la Sierra Leone.
Les organisations sous-régionales comme ARTAC,ARTAO, CRASA et EACO jouent aussi un rôle central dans la structuration de l’écosystème numérique.
D’ici 2028, iPRIS prévoit de collaborer avec des régulateurs nationaux et régionaux dans 43 pays pour stimuler la prospérité sociale et économique grâce aux TIC. Les régulateurs télécoms sont la clé pour garantir l’accès, la concurrence, la protection des consommateurs et l’innovation.

Voix des régulateurs nationaux de la cohorte 2025, actuellement à Luxembourg pour la phase Europe d’iPRIS





iPRIS est coordonné et mis en œuvre par SPIDER en partenariat stratégique et technique avec l'Autorité suédoise des postes et des télécommunications (PTS) et l'Institut luxembourgeois de régulation (ILR).
Le programme est financé par l’Union européenne, la Suède et le Luxembourg, dans le cadre de l’Initiative Équipe Europe D4D pour l’économie et la société numériques en Afrique subsaharienne (Code : 001).
Du 6 au 24 septembre 2025, le Luxembourg accueillera le deuxième cohorte francophone d’iPRIS en Europe, réunissant pendant deux semaines et demie des régulateurs des télécommunications et des experts venus de toute l’Afrique francophone pour un programme intensif d’apprentissage entre pairs, de collaboration et de planification stratégique.
Cette nouvelle édition 2025B s’inscrit dans la continuité du succès de la cohorte francophone 2024B, première délégation d’Afrique subsaharienne à participer à iPRIS. Elle renforcera l’engagement d’iPRIS en faveur du développement du leadership institutionnel en matière de régulation des TIC et de l’avancement d’une transformation numérique abordable, inclusive et durable à l’échelle du continent.
Parmi les autorités de régulation nationales confirmées figurent : l’ARCEP Bénin, l’ARCT Burundi, l’ART Cameroun, l’ARPTC République Démocratique du Congo, l’ORTEL Guinée équatoriale, l’ARCEP Gabon et l’ARPT Guinée. Du côté des organisations sous-régionales, seront également présents la WATRA, l’EACO, l’ARTAO et l’ATRAC.
Ces régulateurs seront rejointes par des représentants de l’ARCEP France, de la BNETZA (Allemagne), de l’IBPT (Belgique) ainsi que de Deloitte. Cette combinaison unique d’acteurs crée un environnement d’apprentissage où se conjuguent réalités locales et perspectives internationales, offrant ainsi un espace porté par l’Afrique, en partenariat avec des acteurs mondiaux.
La Stratégie de transformation numérique de l’Union africaine (2020–2030) met en avant que la jeunesse du continent constitue un atout majeur à l’ère du numérique. Avec près de 60 % de la population africaine composée de jeunes, la transformation digitale doit occuper une place centrale dans le développement socio-économique.
La digitalisation ne se limite pas à la connectivité : elle représente un levier de création d’emplois, d’innovation, de réduction de la pauvreté et de croissance inclusive.
Le deuxième round francophone d’iPRIS au Luxembourg dépasse le simple cadre d’un apprentissage entre pairs. Il s’agit d’un investissement stratégique dans l’avenir numérique de l’Afrique. En dotant les régulateurs des télécommunications de savoirs, de réseaux et d’outils pratiques, iPRIS contribue à concrétiser la vision d’un continent où la connectivité est abordable, inclusive et transformatrice.
L’avenir de l’Afrique est numérique. Garantir qu’il soit également équitable et durable repose sur le leadership renforcé grâce à des initiatives telles qu’iPRIS.
iPRIS est coordonné et mis en œuvre par SPIDER en partenariat stratégique et technique avec l'Autorité suédoise des postes et des télécommunications (PTS) et l'Institut luxembourgeois de régulation (ILR).
Le programme est financé par l’Union européenne, la Suède et le Luxembourg, dans le cadre de l’Initiative Équipe Europe “D4D pour l’économie et la société numériques en Afrique subsaharienne” (Code : 001).
Du 30 juin au 8 juillet 2025, les régulateurs des télécommunications du Tchad (ARCEP Tchad) et du Cameroun (ART Cameroun) ont mené une mission conjointe de coordination des fréquences dans les zones frontalières de N’Djamena (Tchad) et de Kousseri (Cameroun). Cette initiative fait suite aux engagements pris le 16 juin 2025, visant à limiter les interférences transfrontalières, garantir la souveraineté numérique de chaque pays, et améliorer la qualité de service pour les populations frontalières.
Depuis plusieurs années, les intrusions de signaux radioélectriques entre N’Djamena et Kousseri causent des perturbations importantes : dégradation de la qualité des réseaux, surcoûts pour les opérateurs, et expérience utilisateur amoindrie. Cette problématique s’inscrit également dans une dynamique plus large de coopération sous-régionale pour une meilleure gestion du spectre et l’avancée vers l’intégration numérique régionale.
Sous la direction de M. Idriss Béchir Soumaine (DG ARCEP Tchad) et de M. Mouhamadou Awallou (DG ART Cameroun), la mission a réuni les principaux opérateurs : Airtel Tchad, Moov Africa Tchad, MTN Cameroun, Orange Cameroun et CAMTEL.
Objectif principal : détecter, mesurer et réduire les signaux radioélectriques intrusifs de part et d’autre de la frontière.
Des drive-tests ont été réalisés dans des zones sensibles et stratégiques. Les technologies 2G, 3G et 4G ont été analysées. Des actions correctives ont été testées et évaluées pour leur efficacité.
Les équipes ont aussi visité les sites de mise en œuvre du roaming gratuit entre les deux pays. Quelques points contractuels restent à finaliser. Le lancement officiel est prévu pour le 11 août 2025.
Lors de la cérémonie de clôture, M. Haliki Choua Mahamat, DG de l’ARCEP Tchad, a salué la rigueur technique et l’esprit de coopération. Cette initiative constitue une étape majeure pour l’intégration régionale, la souveraineté numérique, et l’amélioration de la qualité de service aux usagers.
Les prochaines étapes incluent un suivi régulier, des rapports conjoints et des mécanismes de contrôle. À long terme, cette collaboration renforcera la transformation numérique africaine, tout en apportant des bénéfices durables aux régulateurs, aux opérateurs et aux communautés vivant en zone frontalière.
iPRIS est coordonné et mis en œuvre par SPIDER en partenariat stratégique et technique avec l'Autorité suédoise des postes et des télécommunications (PTS) et l'Institut luxembourgeois de régulation (ILR).
Le programme est financé par l’Union européenne, la Suède et le Luxembourg, dans le cadre de l’Initiative Équipe Europe “D4D pour l’économie et la société numériques en Afrique subsaharienne” (Code : 001).
L’ARCEP Tchad et l’ART Cameroun ont tenu une réunion bilatérale de haut niveau à N’Djamena pour renforcer la coopération réglementaire, lutter contre les intrusions de fréquences et améliorer la qualité de service dans les zones frontalières, poursuivant une vision commune de la connectivité numérique inclusive en Afrique centrale.
Du 15 au 17 juin 2025, l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) du Tchad a accueilli à N’Djamena une réunion bilatérale stratégique avec l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) du Cameroun. Cette rencontre faisait suite à la visite ministérielle de mai à Yaoundé, consolidant ainsi une dynamique de rapprochement. La délégation camerounaise comprenait la direction générale de l’ART ainsi que des représentants de Camtel, Orange et MTN.
Les échanges ont porté sur des actions coordonnées pour améliorer la connectivité dans les zones frontalières. Les thématiques abordées incluaient la coordination des fréquences, la gestion de l’itinérance, la qualité de service et l’utilisation équitable du spectre. Les deux régulateurs ont souligné l’importance de réduire les intrusions de fréquences souvent observées dans les zones reculées et de renforcer les mécanismes de supervision pour garantir un accès équitable et des services fiables.
Les deux parties ont identifié ensemble les principales problématiques liées à la couverture, à l’itinérance et aux interférences de signal. Elles se sont engagées à élaborer un protocole de coopération et à mettre en place un mécanisme bilatéral permanent de coordination. Parmi les mesures concrètes décidées figurent la réduction des intrusions de fréquences transfrontalières et une gestion concertée du spectre radioélectrique dans les zones frontalières.
Cette coopération s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’intégration régionale, de coopération Sud-Sud et de consolidation institutionnelle. Elle s’aligne avec les objectifs du cadre iPRIS, tout en ouvrant la voie à un apprentissage entre pairs et à une harmonisation réglementaire en Afrique centrale, au service d’un avenir numérique plus inclusif et interconnecté.
Sur le plan tant économique que social, l’Afrique se caractérise de transformations significatives. Pour cause, le secteur numérique et des TIC. Ces outils de bouleversements numériques socio-économiques en Afrique ne cessent d’évoluer d’autant plus que l’adoption rapide des nouvelles technologies révolutionnaires telles que l'IA s’accélère. À l’égard de ce tournant numérique et technologique, comment mobiliser toutes et tous afin de collaborer au service d’une transformation numérique en Afrique ?
L’inclusion un requis pour la transformation numérique significative
Pour s’engager dans cette métamorphose à la fois numérique et technologique, l’inclusion est un requis majeur. L’inclusion de tous : Les enfants, les jeunes filles, les jeunes hommes, les experts et les expertes. L’accès universel et à une connectivité numérique significative est une pierre angulaire favorisant à cette inclusion. Or, selon un rapport de la banque mondial cette accessibilité dite universelle prend le contre-pied en Afrique ; un coup contre l’inclusion. Avec plus de 190 millions de femmes ne bénéficiant pas des services Internet mobiles, l'Afrique subsaharienne présente l'un des plus grands écarts de genre au monde en matière d'utilisation d'Internet mobile. Une disparité numérique basé sur le genre qui se traduit à 37 %. Une disparité contre et autour de laquelle se mobilisent les expertes africaines en action dans le domaine des TIC ; Des femmes africaines, modèles de l’inclusion numérique.
Avis des expertes africaines

Amie Vashti Kollie
Selon Amie Vashti Kollie de l’Autorité des Télécommunications du Libéria, éliminer cette disparité entraîne par ricochet, une influence positive : « Combler cet écart encourage plus de filles à rejoindre les rangs des 30 % de femmes dans le monde plaidant pour l'inclusivité des sexes dans le domaine des TIC ». Un pas vers l’inclusion, vers la création des opportunités de développement technologique pour toutes et tous.

Dr Emma Anna Otieno
Quels engagements pour combler cet écart ? À cette interrogation, Dr Emma Anna Otieno la directrice adjointe de l’Autorité de Communication du Kenya apporte une réponse d’obligation. « Former les jeunes africaines dans le secteur numérique et des TIC n'est plus une option mais un devoir. D’autant mieux que nous sommes tous déterminés à leur accorder une indépendance économique grâce au numérique et à la technologie ».
Le raisonnement de cette experte kenyane s’exemplifie en Namibie par l’Autorité Nationale de Régulation des Communications de Namibie (ANRC). Afin de susciter l'intérêt pour les carrières dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques auprès des jeunes filles et jeunes femmes, ce régulateur namibien mène des campagnes dans les écoles et sur les réseaux sociaux. Aussi, en partenariat avec des centres technologiques et des établissements éducatifs, l’ANRC crée des programmes de mentorat et forme les jeunes filles et jeunes femmes aux compétences techniques de codage, de cybersécurité et de robotique. Ces initiatives de sensibilisation et formation par le biais de partenariat prépare la Namibie à un avenir plus numérique, plus technologique et sans doute plus inclusive.
Initiatives des Autorités Nationales de Régulation

Mirjam Mungungu-Mhanda
iPRIS renforce des capacités des Autorités Nationales de Régulation dans l’accès universel à une connectivité numérique significative et inclusive. Une mission de transformation numérique que partage les ANR en Afrique à travers leurs initiatives significatives et inclusives.
En Namibie, l’ANRC entend par transformation numérique inclusive l’élimination de toute barrière, qu'elle soit culturelle, éducative ou technologique, empêchant les jeunes filles et jeunes femmes d'accéder et de participer en toute sécurité à l'espace numérique et technologique. Pour franchir ces entraves, l’ANRC a lancé plusieurs initiatives, y compris des concours de rédaction pour les jeunes filles de la 9e à la 12e année scolaire. L’objectif de ces initiatives ? « Ce concours vise à inciter une réflexion autour de l'accès et de la sécurité numérique » répond Charley Ceneen Cloete de l’Autorité Nationale de Régulation des Communications de Namibie (ANRC).

Charley Ceneen Cloete
En République du Congo, deux success-stories de l’Agence de Régulation des Postes et des Communication Électroniques (ARPCE)mettent un coup de projecteur l’inclusion numérique au service d’une transformation numérique significative : Le programme Women Code et le projet YEKOLAB.
Women Code forme gratuitement les jeunes filles, en zones urbaines comme rurales, aux métiers du numérique. Selon les statistiques dont se charge Mme Josephe Ngoua la responsable de suivi et évaluation des Projets chez L’ARPCE, ces initiatives phares prennent un essor important : « Aujourd’hui, le programme Women Code a touché plus de 1 500 jeunes filles dans 8 départements du Congo. YEKOLAB ; un projet phare de l’inclusion de l’ARPCE est un centre d’excellence de formation dans le domaine de la robotique du numérique et des TIC pour les enfants, les jeunes garçons comme filles. Avec YEKOLAB, l’ARPCE a la vision de renforcement de l’éducation nationale dans le numérique et des TIC et surtout la préparation d’une génération aux capacités de s’adapter dans un monde en permanente mutation celui du numérique et des TIC ». Cette transformation selon cette experte congolaise, naît de l’inclusion : « SEUL on va plus vite, ENSEMBLE on va plus loin »

Mme Josephe Ngoua
Selon le rapport 2024 de l’Association GSM : une association internationale représentant les intérêts des opérateurs et constructeurs de téléphonie mobile, le pourcentage de femmes en Afrique subsaharienne utilisant Internet mobile est passé de 24 % en 2017 à 36 % en 2023. Des statistiques mettant en lumière l’inclusion au service de la transformation numérique significative. De quoi faire fêter toutes et tous !
Ce novembre, du 10 au 27 novembre, nous étions ravis d'accueillir à Stockholm en Suède, la quatrième cohorte iPRIS, 2024C ! Ces experts de la réglementation du Liberia, du Ghana et du Zimbabwe ont suivi une formation intensive de 2,5 semaines. Cette cohorte 2024C est la quatrième cohorte à participer au projet iPRIS après le premier groupe francophone. La cohorte française a été précédée par deux cohortes anglophones et une cohorte francophone. La première cohorte iPRIS 2023A, composée de régulateurs du Nigeria, du Kenya, de la Namibie, de l'Eswatini, du Soudan du Sud, de la Zambie et de la Sierra Leone, est sur le point de terminer son cycle iPRIS cette année.
La cohorte 2024C se réunira pendant une semaine, quatre mois après le début du programme, dans l'un des pays africains représentés dans leur groupe, pour la phase africaine. Cette rencontre d'une semaine offrira une plateforme aux participants pour examiner l'avancement de leurs initiatives de changement, partager leurs résultats et engager des discussions pour améliorer davantage leurs initiatives de changement. Un an après le début du programme (novembre 2025), l'efficacité et les progrès des initiatives de changement mises en œuvre par les ARN participantes seront évalués en partenariat avec les experts africains et européens des télécommunications.
Un an après le lancement du projet, cette newsletter dresse le bilan de progrès d’iPRIS et donne aussi des news du secteur des télécoms. Nous avons aussi le plaisir de partager avec vous nos événements à venir dont le quatrième cycle de formation qui commencera novembre 2024.
Ci-dessous Dr,Caroline Wamala Larsson, la directrice de SPIDER, nous donne les dernières nouvelles du projet iPRIS. SPIDER est chargé de coordonner et mettre en œuvre iPRIS en partenariat technique avec PTS et ILR et avec le financement de l’UE, de la Suède et du Luxembourg.
Chers collègues,
Ce novembre 2024 marque une étape importante dans le cadre du projet iPRIS car nous célébrons un an depuis la toute première formation entre pairs. En seulement 12 mois, iPRIS a organisé trois cohortes de régulateurs des télécommunications de l'Afrique anglophone et francophone. À présent, nous collaborons avec 21 autorités de télécoms africaines en Afrique pour une transformation sociale et économique significative sur le continent. Une collaboration dont nous sommes fiers.Actuellement, environ 70 experts en télécommunications provenant d’ANR de toute l'Afrique subsaharienne participent à trois cycles iPRIS. Cette formation capitale accélère l'accès aux TIC, promeut l'innovation numérique et débloque le potentiel du développement des pays africains concernés. Entre 2023 et 2028, iPRIS vise à renforcer les capacités des régulateurs des télécoms de 43 pays africains en créant des opportunités de partenariats et en franchissant des barrières linguistiques stimulant ainsi une coopération afro-européenne intra et intercontinentale.
En septembre dernier, SPIDER et ILR ont et organisé la toute première formation iPRIS pour les pays africains francophones. Les participants ont suivi ont été formés aux sujets divers, y compris la protection des consommateurs, la gestion du spectre, les cadres réglementaires et l'inclusion numérique. Ils ont également visité des opérateurs comme SES et POST ainsi que la Cour de justice de l'Union européenne.
En octobre, les régulateurs de la deuxième cohorte iPRIS ont eu l’occasion de présenter les progrès de leurs initiatives de changement lors de la session de suivi à Dar-es-Salaam. Du 10 au 25 novembre, SPIDER a accueilli la quatrième cohorte d’iPRIS pour une formation intensive entre pairs.
Enfin, en décembre, SPIDER participera à IGF (Internet Governance Forum) à Riyad, où l’accent sera mis sur les politiques, la sensibilisation et les initiatives de renforcement des capacités afin d’optimiser les opportunités numériques et aborder les risques numériques émergents. Si vous êtes là, passez nous voir !
Je tiens à vous remercier tous de faire partie de ce parcours de transformation numérique de l’Afrique avec iPRIS.
Bien à vous,
Dr. Caroline Wamala Larsson
Directrice, SPIDER
La formation de la toute première cohorte francophone d’iPRIS a eu lieu à Luxembourg du 8 à 25 septembre 2024. Pour en savoir plus
La session régionale de renforcement des capacités et de partage des connaissances entre pairs pour la deuxième cohorte anglophone d'iPRIS s'est tenue à Dar es Salaam, en Tanzanie, du 7 au 10 octobre 2024. Pendant cette session, le progrès des initiatives de changement a été examiné. Le forum a réuni des experts en télécommunications de l'ICASA Afrique du Sud, de l'ICTA Maurice, du LCA Lesotho, du PURA La Gambie, TCRA Tanzanie, UCC Ouganda, PTS, EACO, WATRA, CRASA, SPIDER, Délégation de l'UE en Tanzanie ainsi que Ericsson Pour en savoir plus

Les délégués experts de la cohorte 2024 d’iPRIS à Stockholm
Ce novembre, du 10 au 27 novembre, nous étions ravis d'accueillir à Stockholm en Suède, la quatrième cohorte iPRIS, 2024C ! Ces experts de la réglementation du Liberia, du Ghana et du Zimbabwe ont suivi une formation intensive de 2,5 semaines Pour en savoir plus
Lors de l'Assemblée générale des Nations Unies de cette année, les dirigeants se sont réunis pour approuver le Pacte pour l'avenir, un accord avant-gardiste lancé lors du Sommet des Nations Unies pour l'avenir. Signé le 22 septembre 2024, le pacte trace une voie claire pour le déploiement de systèmes de télécommunications avancés et la réduction de la fracture numérique dans le monde. Pour en savoir plus
SPIDER, à travers sa directrice et la coordinatrice d’iPRIS francophone, a participé à la 22e réunion annuelle de Fratel à Libreville. Cette réunion du réseau francophone de régulation des télécommunications était organisée par l’Autorité de régulation du Gabon, l’ARCEP, et avait pour thème : Quels modèles d’affaires et quelles stratégies des opérateurs télécom, dans le futur ? Pour en savoir plus

La délégation de l'ANRTIC-Comores a effectué une visite de travail à Madagascar du 29 juillet 2024 au 1er août 2024, où elle a rencontré ses homologues de l'ARTEC (le régulateur des télécommunications de Madagascar). Pour en savoir plus
Événements à venir
● Réunion Préparatoire Régionale pour le WTDC-25 pour l'Afrique (RPM-AFR), du 8 au 9 avril 2025, Nairobi, Kenya.
● L'équipe Europe au Africa Tech Festival, du 11 au 14 novembre 2024.
● 47e Journée des Télécommunications / TIC de l'ATU, le 7 décembre, E-réunion, Nairobi
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iPRIS est un projet soutenu dans le cadre de l'Initiative Team Europe "D4D pour l'économie et la société numériques en Afrique subsaharienne" (Code : 001). Le projet est rendu possible grâce au cofinancement de l'UE, de la Suède et du Luxembourg.
Autres actualités
La délégation de l'ANRTIC-Comores a effectué une visite de travail à Madagascar du 29 juillet 2024 au 1er août 2024, où elle a rencontré ses homologues de l'ARTEC (le régulateur des télécommunications de Madagascar). La mission visait à renforcer la coopération bilatérale entre les deux régulateurs nationaux des télécommunications en élaborant un nouvel accord destiné à remplacer l'ancien et en partageant des mesures pour la régulation des télécommunications.
Une série de réunions a été organisée, notamment concernant la structure des arrangements réglementaires et les options stratégiques pour développer la politique des télécommunications dans les deux pays et d'autres activités connexes. Une réunion de révision a eu lieu avec M. Laurent Rakotomalala, le Directeur Général par intérim de l'ARTEC. Cette réunion a souligné la nécessité que la coopération entre les Comores et Madagascar soit axée sur la résolution des défis réglementaires dans la région, afin d'améliorer le secteur.
Ce voyage reflète le désir commun parmi les régulateurs nationaux des télécommunications africains de renforcer leurs liens, en mettant l'accent sur la nécessité de dynamisme et de concurrence saine dans le secteur des télécommunications.
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