Gaborone, Botswana - 6 au 9 octobre 2025
Accueillie par l'Autorité de régulation des communications du Botswana (BOCRA), la cohorte iPRIS 2025B s'est réunie pour sa session de suivi Africain. Cette rencontre a marqué une étape importante dans le parcours des régulateurs des télécoms nationaux alors qu'ils avançaient dans leurs initiatives de changement avec un engagement renouvelé envers la transformation numérique inclusive.
Cette session a offert aux participants l'opportunité d'évaluer les progrès réalisés, de favoriser l'apprentissage entre pairs et de s'engager avec des organisations sous-régionales de régulation et des partenaires internationaux. Après leur session de formation en Europe en Suède en mai, les régulateurs sont revenus avec des outils pratiques, des perspectives nouvelles et une détermination commune à façonner l'avenir numérique de l'Afrique.
La session de suivi a rassemblé des autorités nationales de régulation de six pays d'Afrique subsaharienne: la Commission des communications d'Eswatini (ESCCOM), l'Autorité nationale des communications de Sierra Leone (NatCA), la Commission nigériane des communications (NCC), l'Autorité de régulation des communications de Tanzanie (TCRA), la Commission ougandaise des communications (UCC) et l'Autorité zambienne des technologies de l'information et de la communication (ZICTA).
Ces ANR ont été rejointes par trois organisations sous-régionales de régulation clés: l'Association des régulateurs des communications d'Afrique australe (CRASA), l'Organisation des communications d'Afrique de l'Est (EACO) et l'Assemblée des régulateurs des télécommunications d'Afrique de l'Ouest (ARTAO). La présence de ces ORR a souligné l'importance de l'harmonisation transfrontalière et du soutien institutionnel dans la création d'écosystèmes numériques résilients.
Les partenaires internationaux, notamment la délégation de l'Union européenne au Botswana et à la SADC, PTS (Suède), SPIDER et Ericsson, ont apporté leur expertise et leur soutien tout au long de la semaine.
«Au nom de l'Union européenne et de tous les partenaires, nous aimerions vous souhaiter la bienvenue et vous souhaiter une conversation vraiment riche et percutante ces jours-ci. Avec l'agenda extraordinaire qui nous attend, nous sommes confiants que votre temps ici sera à la fois inspirant et productif», a déclaré Maria, représentante de l'UE.

La semaine a débuté par des discours de bienvenue chaleureux qui ont donné le ton à un environnement collaboratif et inclusif. Murphy Setshwane, directeur général par intérim de BOCRA, a souligné l'engagement du Botswana envers le renforcement réglementaire et a rappelé aux participants la vision ambitieuse de la Stratégie de transformation numérique de l'Union africaine.
«La Stratégie de transformation numérique de l'Union africaine envisage un continent où toutes les personnes sont numériquement autonomisées pour accéder à une connectivité sûre et sécurisée où qu'elles vivent, à un coût abordable. C'est un objectif ambitieux, mais qui met au défi l'industrie des TIC de fournir des écosystèmes numériques inclusifs, accessibles et transformateurs pour chaque citoyen africain», a-t-il affirmé.
Brian Mwansa de CRASA a souligné l'importance de l'unité réglementaire:
«La collaboration réglementaire exige l'unité, une pensée harmonisée et des approches partagées. Lorsque nous rassemblons nos membres, nous créons un point focal puissant pour l'apprentissage, un message, de nombreuses destinations, de nombreuses oreilles entendant la même vérité en même temps.»

Edna Soomre de SPIDER a rappelé aux participants la valeur de l'échange ouvert :
«Cette semaine nous offre l'opportunité non seulement de réfléchir au chemin parcouru avec nos initiatives de changement, mais de célébrer les progrès, de partager des leçons et des outils, et de faire progresser des écosystèmes numériques équitables et durables.»

La première journée s'est concentrée sur les présentations des initiatives de changement par les régulateurs des télécoms. Chaque régulateur a partagé ses progrès, ses défis et ses stratégies pour faire avancer des projets critiques allant de la cartographie du haut débit à l'inclusivité numérique. Ces présentations ont suscité des discussions animées, permettant aux experts participants de recevoir des retours constructifs et des perspectives de la part des ORR, de leurs pairs et des membres de PTS.
La journée s'est terminée avec un fort sentiment d'objectif partagé, les délégués se préparant à s'appuyer sur ces échanges lors des sessions à venir.
La deuxième journée a apporté des perspectives nouvelles grâce à des sessions animées par des experts invités. Sophia Donner de Telia a retracé l'évolution des télécommunications en Suède, du monopole d'État au marché concurrentiel, illustrant comment la régulation s'est adaptée à travers quatre phases : évaluation de la concurrence, choix axé sur les consommateurs, promotion gouvernementale et l'accent actuel sur la sécurité et la robustesse.
« Le monopole peut construire des systèmes fondamentaux, mais sans concurrence et collaboration, il risque la stagnation. Le rôle de l'État doit évoluer d'opérateur unique à facilitateur stratégique », a-t-elle expliqué.
Elle a également souligné l'évolution des lois sur la protection des données et la régulation sur la vie privée, notamment dans le cadre du RGPD.
La Dr. Caroline Wamala a ensuite dirigé une session profonde sur l'inclusivité, s'appuyant sur son travail de terrain au Mozambique pour illustrer comment les lacunes infrastructurelles et les normes culturelles façonnent l'accès aux services numériques. Utilisant l'évolution de la conception des bicyclettes comme métaphore, elle a démontré comment la technologie doit s'adapter à des utilisateurs divers.
«L'inclusivité en tant qu'approche est très intentionnelle. C'est la pratique délibérée et l'engagement à créer des environnements où tous les individus se sentent valorisés, respectés et soutenus», a-t-elle affirmé. «Le genre n'est pas un synonyme de femmes. Il s'agit de relations et de rôles assignés. Il s'agit de la façon dont le pouvoir circule dans la société.»

Kerstin Borglin a revisité les concepts clés de la gestion de projet de Stockholm, soulignant l'importance de la clarté dans les chaînes d'impact, de résultats et de produits.
«Le succès d'un projet n'est pas défini par son achèvement, mais par le fait que le changement qu'il vise soit visible, compris et mis en pratique», a-t-elle déclaré.

Bengt a conclu la journée en introduisant la prospective stratégique comme outil pour naviguer dans l'incertitude, utilisant des exemples comme la perturbation réglementaire de Starlink et les changements démographiques en Afrique.
« Les changements démographiques ne sont pas que des statistiques, ce sont des signaux. Lorsque plus de la moitié de la population a moins de 18 ans, l'avenir n'est pas lointain. Il exige la pertinence, la connectivité et l'inclusion dès maintenant », a-t-il noté.
Le troisième jour a été consacré aux discussions individuelles sur les initiatives de changement et aux séances de mentorat ciblées avec CRASA, EACO et WATRA. Ces interactions ont permis aux régulateurs de recevoir des conseils spécifiques, d'identifier des opportunités de collaboration sous-régionale et d'affiner leurs stratégies de mise en œuvre.
Cette approche personnalisée a renforcé les réseaux professionnels et a fourni aux participants des outils pratiques pour surmonter les obstacles institutionnels et opérationnels.
La journée finale a débuté avec une session d'Ericsson sur la manière dont l'Afrique peut tirer parti des réseaux mobiles avancés, en particulier la 5G, pour améliorer diverses industries et la vie quotidienne. Les représentants ont illustré comment la 5G facilite le travail à distance, améliore l'accès aux soins de santé et optimise les systèmes de transport.
«La connectivité numérique ne concerne pas seulement l'efficacité. Il s'agit de stimuler la croissance économique, de créer des lieux de travail plus sûrs et d'améliorer les vies, en particulier lorsque les systèmes que nous renforçons contribuent de manière significative au PIB d'un pays», a déclaré Efosa Aigbe d'Ericsson.
Peter Olusoji Ogundele a souligné l'importance de la collaboration sous-régionale :
«Nous ne pouvons pas construire une infrastructure résiliente de manière isolée. La gestion du spectre, les normes et la cybersécurité ne s'arrêtent pas aux frontières. C'est pourquoi la collaboration sous-régionale est essentielle.»
Les régulateurs ont ensuite présenté leurs présentations « Chemin à suivre », décrivant des étapes concrètes et des calendriers pour faire avancer leurs initiatives de changement. La phase s'est conclue par des réflexions et un engagement collectif à poursuivre la collaboration au-delà de Gaborone.
La semaine s'est terminée par une excursion culturelle à la réserve naturelle de Mokolodi avec un bush braai, offrant aux participants une occasion de se détendre et de renforcer les liens forgés tout au long de la session de suivi.
La session de suivi au Botswana a produit des résultats significatifs. Chaque autorité nationale de régulation a présenté des progrès tangibles et a identifié des défis clairs dans leurs initiatives de changement. Les organisations sous-régionales de régulation ont activement soutenu l'apprentissage entre pairs et ont renforcé les synergies transfrontalières, démontrant la valeur de l'harmonisation réglementaire.
Les sessions d'invités ont injecté de nouvelles perspectives sur l'évaluation de la concurrence, l'inclusivité, la prospective et la transformation numérique, enrichissant la compréhension des participants des tendances mondiales et des meilleures pratiques. Les stratégies institutionnelles et les réseaux professionnels ont été renforcés pour une mise en œuvre à long terme.
«Ce programme est une pierre angulaire pour renforcer la force réglementaire à travers l'Afrique. En combinant l'orientation d'experts, l'apprentissage entre pairs et l'échange ouvert, il équipe les régulateurs non seulement pour élaborer des politiques, mais pour mettre en œuvre des solutions significatives qui répondent aux réalités locales et stimulent le progrès numérique inclusif», a déclaré Brian Mwansa de CRASA.
Alors que les régulateurs des télécoms nationaux retournent dans leurs pays respectifs, ils emportent avec eux des plans affinés, des jalons plus clairs et un soutien sous-régional renforcé. L'engagement continu avec CRASA, EACO et l'ARTAO garantit que l'élan généré à Gaborone se poursuivra bien au-delà de la session de suivi.
Les prochaines phases d'iPRIS continueront de s'appuyer sur le modèle d'apprentissage entre pairs et de renforcer la résilience institutionnelle à travers le continent. Avec l'Afrique subsaharienne en passe d'accueillir 200 millions de nouveaux utilisateurs d'Internet mobile d'ici 2030 (GSMA, 2024), le travail de ces régulateurs devient de plus en plus crucial pour garantir que la transformation numérique profite à tous les citoyens, où qu'ils se trouvent.
La session de suivi au Botswana a démontré le pouvoir de rassembler les régulateurs africains des télécoms, les ORR et les partenaires internationaux autour d'une vision partagée. Elle renforce la mission d'iPRIS: le renforcement institutionnel, la collaboration et la transformation numérique durable à travers l'Afrique.
Comme l'a si bien dit Murphy Setshwane: «En tant que région en développement, l'Afrique a encore beaucoup à faire pour atteindre les objectifs de politiques durables, modernisées et harmonisées et de cadres juridiques et réglementaires qui répondent aux subtilités spécifiques du continent. C'est pourquoi des rassemblements comme celui-ci sont si importants, car ils nous permettent de réfléchir, de collaborer et de nous rapprocher de ces objectifs partagés.»
iPRIS est coordonné et mis en œuvre par SPIDER en partenariat stratégique et technique avec l'Autorité suédoise des postes et des télécommunications (PTS) et l'Institut luxembourgeois de régulation (ILR).
Le programme est financé par l’Union européenne, la Suède et le Luxembourg, dans le cadre de l’Initiative Équipe Europe D4D pour l’économie et la société numériques en Afrique subsaharienne (Code : 001).
Du 7 au 24 septembre 2025, la sixième cohorte iPRIS s’est réunie à Luxembourg, sous l’égide du SPIDER et de l’Institut luxembourgeois de régulation (ILR). Cette rencontre a rassemblé des régulateurs nationaux venus du Bénin, du Burundi, du Cameroun, du Gabon, de la Guinée et de la Guinée équatoriale, ainsi que des organisations sous-régionales (ARTAO, EACO, ARTAC, CRASA). Aux côtés de ces acteurs africains, des partenaires européens tels que l’ARCEP France, le BNETZA, l’IBPT et Deloitte ont enrichi les échanges.

Selon l’Union internationale des télécommunications, près de 2,6 milliards de personnes restent encore non connectées dans le monde. Ce chiffre souligne l’urgence d’élaborer des politiques publiques adaptées pour garantir une connectivité inclusive et durable.
iPRIS : un modèle d’apprentissage entre pairs
Financé par l’Union européenne, la Suède et le Luxembourg, iPRIS constitue un programme phare de l’initiative Team Europe Digital for Development (D4D). Son approche repose sur l’apprentissage entre pairs et la co-création, permettant aux régulateurs africains et européens de confronter leurs expériences et de construire ensemble des écosystèmes numériques résilients.
La cohorte 2025C s’inscrit dans la continuité des précédentes éditions francophones et anglophones. Elle consolide une communauté de pratique où les régulateurs partagent leurs défis, adaptent des modèles étrangers à leurs contextes nationaux et conçoivent des Initiatives de Changement adaptées à leurs priorités locales.
Trois semaines pour progresser de la technique à la stratégie
Poser les bases techniques
La première semaine a jeté les fondations techniques de la réflexion. Les échanges ont porté sur la gestion du spectre, l’accessibilité et les cadres institutionnels. Les participants ont partagé des défis spécifiques, tels que la concentration du marché au Gabon ou les inégalités de couverture en zones rurales en Guinée équatoriale.
Les experts européens de l’ILR, de l’ARCEP France et du BNETZA ont mis en avant les principes d’indépendance, de transparence et de gouvernance multisectorielle. Pour Luc Tapella (ILR) et Bernice Edande (ARCEP Gabon), l’harmonisation régionale demeure une condition essentielle à une régulation équitable et efficace.


Inclusion, confiance et résilience
La deuxième semaine a ouvert la réflexion sur les dimensions sociales de la régulation. Les participants ont travaillé sur l’équité numérique, la cybersécurité, la confiance et la protection des consommateurs.
Sadibou Sakho a rappelé que « la connectivité n’est significative que si elle transforme les vies », plaidant pour une approche sensible au genre et centrée sur l’utilisateur. Katja Sarajeva, intervenant sur le cadre SERA (suivi, évaluation, redevabilité et apprentissage), a présenté l’évaluation comme un outil de transparence et d’adaptation. Asmaa Ouraini a insisté sur la cybersécurité comme une responsabilité souveraine, appelant à des défenses en couches et à une culture de la confiance numérique.

Dans le même temps, l’ILR et l’IBPT ont présenté des modèles de protection des consommateurs et de gestion des ressources de numérotation. SPIDER a complété cette dynamique avec des sessions pratiques sur la planification SMART, aidant les régulateurs à traduire leurs apprentissages en plans d’action concrets.
De la vision à l’action
La troisième semaine a permis aux participants de finaliser leurs Initiatives de Changement grâce aux retours croisés de leurs pairs et d’experts. L’accent a été mis sur l’intégration de données désagrégées, notamment par genre, afin de mieux représenter les réalités des utilisateurs.
Les sessions consacrées à la budgétisation ont été repensées comme des instruments d’équité et de participation. Comme l’a souligné Sophie Steichen (ILR) : « Mettre l’utilisateur au centre, c’est lui redonner du pouvoir. »
Au-delà de l’échange
Outre les sessions formelles, la cohorte a bénéficié de visites à SES, POST Luxembourg et à la Cour de justice de l’Union européenne. Ces immersions institutionnelles ont offert des perspectives concrètes et favorisé des échanges informels, renforçant les liens de confiance et les réseaux professionnels.

Réflexions et perspectives
Cette sixième cohorte a démontré que la régulation ne peut être réduite à un exercice technique. Elle est avant tout sociale, adaptative et contextuelle. Les réalités africaines et les modèles européens, mis en dialogue, se sont mutuellement enrichis, ouvrant la voie à des solutions innovantes et partagées.
Les Initiatives de Changement conçus par les régulateurs entreront désormais dans leur phase de mise en œuvre, avec un suivi assuré de SPIDER et l’ILR. L’ensemble du réseau iPRIS demeure ainsi une plateforme vivante de collaboration et de transformation.
En reliant les continents autour d’une mission commune, iPRIS affirme une conviction forte : la régulation inclusive et responsable est la clé d’un avenir numérique équitable et durable.
iPRIS est coordonné et mis en œuvre par SPIDER en partenariat stratégique et technique avec l'Autorité suédoise des postes et des télécommunications (PTS) et l'Institut luxembourgeois de régulation (ILR).
Le programme est financé par l’Union européenne, la Suède et le Luxembourg, dans le cadre de l’Initiative Équipe Europe D4D pour l’économie et la société numériques en Afrique subsaharienne (Code : 001).
La deuxième cohorte francophone d’iPRIS, en cours à Luxembourg, illustre une conviction forte : investir dans les régulateurs, c’est investir dans l’avenir numérique de l’Afrique. Loin de se limiter à un simple programme de formation, iPRIS représente un renforcement stratégique des capacités qui place les autorités de régulation au cœur de la transformation numérique.
Les sessions animées par Cheikh Sadibou Sakho (SPIDER) ont mis en évidence que l’inclusion numérique n’est pas qu’une question d’infrastructures. Elle repose sur la capacité des régulateurs à intégrer les dimensions sociales dans leurs politiques. À savoir, genre, mobilité, disparités géographiques.

« L’inclusion doit refléter les réalités vécues par chaque citoyen », a-t-il insisté.
En renforçant la capacité des régulateurs à s’approprier des outils pour analyser et intégrer ces enjeux, iPRIS leur permet de transformer leurs pratiques en leviers de cohésion sociale.
Pour Katja Sarajeva (SPIDER), renforcer les capacités, c’est aussi donner aux régulateurs les moyens d’ancrer leurs réformes dans l’impact durable. À travers le suivi, évaluation et redevabilité (SERA) elle a montré comment l’évaluation, la redevabilité et l’apprentissage collectif deviennent des gages de confiance auprès des citoyens et des parties prenantes.

Ces méthodes transforment les régulateurs en acteurs crédibles capables de bâtir des écosystèmes numériques dignes de confiance.
Les experts du partenaire technique d’iPRIS; l’Institut Luxembourgeois de Régulation (ILR) ont mis en garde contre les menaces cyber, rappelant que la régulation moderne doit inclure la résilience des réseaux et la protection des citoyens. En s’inspirant de la directive européenne NIS2, les discussions ont ouvert la voie à des adaptations africaines, adaptées aux réalités locales. Former les régulateurs à ces enjeux, c’est investir dans une Afrique numérique plus sûre et résiliente.

Avec Tom Meyers (ILR) et Richard Klein (IBPT), les participants ont exploré la numérotation et l’adressage IP comme outils stratégiques de souveraineté numérique.

Ces compétences permettent aux régulateurs africains de sécuriser des ressources critiques et d’assurer une répartition équitable, condition d’une connectivité durable.
La présence à Luxembourg de représentants des quatre organisations sous-régionales – ARTAC, ARTAO, EACO et CRASA – marque une première historique. En rassemblant pour la première fois ces acteurs sous-régionaux, iPRIS investit dans une coopération africaine intégrée, renforçant les régulateurs au-delà des frontières nationales.

Enfin, à travers les ateliers de gestion de projet animés par SPIDER et l’accompagnement direct de l’ILR, les régulateurs transforment leurs apprentissages en initiatives de changement concrètes. Ces projets stratégiques, centrés sur la réduction de la fracture numérique, témoignent de la valeur d’un investissement à long terme dans le renforcement des capacités.
Cette deuxième semaine a confirmé que la régulation n’est pas seulement technique : elle est sociale, économique et politique. En renforçant les compétences des régulateurs africains, iPRIS contribue à instaurer la confiance, l’inclusion et la résilience au cœur de la transformation numérique.
Investir dans les régulateurs, c’est investir dans une Afrique numérique plus équitable, plus durable et véritablement souveraine.
iPRIS est coordonné et mis en œuvre par SPIDER en partenariat stratégique et technique avec l'Autorité suédoise des postes et des télécommunications (PTS) et l'Institut luxembourgeois de régulation (ILR).
Le programme est financé par l’Union européenne, la Suède et le Luxembourg, dans le cadre de l’Initiative Équipe Europe D4D pour l’économie et la société numériques en Afrique subsaharienne (Code : 001).
Pourquoi investir dans les régulateurs télécoms ? Parce qu’ils sont les gardiens invisibles d’un futur numérique équitable. Sans eux, pas de concurrence saine, pas de protection des consommateurs, pas d’innovation durable.
Du 6 au 24 septembre 2025, le Luxembourg accueille la deuxième cohorte francophone d’iPRIS, un programme unique qui réunit régulateurs africains et européens autour d’un même objectif : combler la fracture numérique et bâtir une connectivité plus inclusive et durable.
Soutenu par l’Union européenne, la Suède et le Luxembourg, et mis en œuvre par SPIDER en partenariat technique avec l’ILR, iPRIS va bien au-delà d’une formation. C’est une plateforme de coopération où s’échangent expériences nationales, savoir-faire technique et visions partagées.
Pourquoi les régulateurs des télécoms en Afrique ?
En Afrique, la fracture numérique demeure l’un des plus grands obstacles à une croissance inclusive. Aujourd’hui, seuls 36 % des Africains sont connectés, contre une moyenne mondiale de 67 %. Plus de 570 millions de personnes en Afrique subsaharienne n’ont toujours pas accès à l’internet mobile. Et le coût reste l’un des plus élevés au monde : dans certains pays, 1 Go de données représente jusqu’à 10 % du revenu mensuel, bien au-delà de l’objectif de 2 % fixé par l’ONU.
Face à ces défis, investir dans les régulateurs n’est pas un luxe mais une nécessité. Ce sont eux qui garantissent une concurrence loyale, protègent les consommateurs, gèrent des ressources rares comme le spectre, et créent l’environnement dans lequel l’innovation peut réellement s’épanouir.
En renforçant la solidité et l’indépendance des régulateurs, on renforce les bases mêmes de la transformation numérique du continent.
iPRIS : Le renforcement des capacités
Le programme iPRIS répond à ce besoin crucial en renforçant les capacités des régulateurs. Pendant trois semaines à Luxembourg, les régulateurs africains des télécoms issus de sept pays de l’Afrique francophone: l’ART Cameroun, l’ARCEP Gabon, l’ARPT Guinée, l’ORTEL Guinée Équatoriale, l’ARCEP Bénin et l’ARCT Burundi et l’ARPTC RDC. Les trois délégués de l’ARPTC ont suivi en ligne et présenté leur initiative de changement.
Ensemble, ils traduisent des défis techniques complexes en réformes concrètes à travers leurs initiatives pour le changement. Ils explorent aussi de nouveaux outils de gestion et suivi de projets aux objectifs SMART. Le renforcement des capacités assure la mise en œuvre effective des initiatives transformantes tenant compte des réalités prévues ou imprévues de l’Afrique.
Comme le rappelle Malena Liedholm Ndounou de SPIDER:
« La gestion des projets, c’est la gestion des imprévus. »

Pour Guy Mahowald, le chef de services des fréquences chez l’Institut Luxembourgeois de Régulation (ILR) :
Investir dans les études techniques auprès des régulateurs télécoms, c’est un levier crucial qui assure l’équité, guide les négociations avec d’autres acteurs et réduit les brouillages.

Vers un avenir inclusif
Au-delà des sessions d’apprentissage entre pairs, iPRIS construit un réseau de coopération comme témoigne Mme Bernice Edande Epse Otye Owona (ARTAC) :

Derrière chaque échange et chaque règlement, une conviction : des institutions fortes font la différence entre une fracture qui se creuse et un avenir numérique partagé.
iPRIS, c’est plus qu’un programme : c’est un pont entre cultures, langues et continents pour bâtir un avenir numérique équitable.
Voici les temps forts de la semaine iPRIS à LuxembourgOuverture officielle le lundi avec la présentation des contextes nationaux et des ambitions partagées. Chaque pays francophone présent et via visioconférence a exposé ses priorités : amélioration de la concurrence, déploiement de la fibre, cybersécurité, transparence du marché.
Un objectif commun : « améliorer la connectivité en Afrique subsaharienne. »
Le mardi, les régulateurs africains ont partagé leurs réalités nationales : monopoles persistants, croissance limitée malgré de nouveaux entrants, dépendance aux réseaux voisins. Ces échanges rappellent la diversité des contextes et l’importance d’une régulation adaptée.
Comme le souligne Luc Tapella (ILR) :

La matinée du mercredi a été consacrée à la gestion de projet, avec un focus sur les objectifs SMART et leur lien avec des impacts concrets comme l’extension de la 5G.
Pour Malena, experte européenne de SPIDER et animatrice de cette session :

L’après-midi de ce troisième jour a mis en avant la gestion du spectre, ressource rare et cruciale. Sujet résumé aux propos de Guy Mahowald experte chez ILR :

La journée du jeudi a ouvert un débat riche sur l’impact des grandes plateformes numériques, la souveraineté digitale et l’adaptation des cadres européens (comme le DMA) aux réalités africaines. Discussions franches sur l’équité d’accès aux services, les rapports de force définis par les investissements privés, et l’urgence d’une coordination sous-régionale alliée à un renforcement des capacités nationales. Selon deux expertes européennes qui ont animée les sessions du jeudi :


Ce vendredi, à l’ILR les délégués iPRIS travaillent main dans la main avec leurs experts. Chaque groupe affine son projet avec un accompagnement ciblé, tandis que Ms. Malena Liedholm Ndounou et M Cheikh Sadibou Sakho de SPIDER apportent un appui précieux pour transformer les idées en plans d’action concrets.
Une journée décisive pour réfléchir à la régulation de demain, entre innovation technologique et inclusion.
Après une première semaine riche en échanges sur la gestion de projet et du spectre, les deux prochaines semaines seront consacrées à des thèmes touchant aux piliers de l’Offre Européenne Conjointe : sécurité et résilience des réseaux, numérotation et adressage, protection des consommateurs, déploiement haut débit, interopérabilité et nouveaux enjeux réglementaires. Les régulateurs africains, aux côtés de leurs pairs européens, traduiront ces apprentissages en initiatives de changement concrètes pour combler la fracture numérique.
Ces sessions riches de la phase Europe pour le cycle 2025C confirment l’importance d’investir dans les régulateurs télécoms, véritables garants d’un avenir numérique inclusif pour l’Afrique.
Depuis son lancement, iPRIS a déjà impliqué 24 régulateurs nationaux des télécoms en Afrique subsaharienne :
Le Kenya, le Nigeria, le Ghana, la Namibie, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie, l’Eswatini, la République centrafricaine, le Tchad, les Comores, le Congo-Brazzaville, la Mauritanie, le Sénégal, le Togo, le Lesotho, l’île Maurice, le Rwanda, la Gambie, le Soudan du Sud, le Libéria, le Zimbabwe et la Sierra Leone.
Les organisations sous-régionales comme ARTAC,ARTAO, CRASA et EACO jouent aussi un rôle central dans la structuration de l’écosystème numérique.
D’ici 2028, iPRIS prévoit de collaborer avec des régulateurs nationaux et régionaux dans 43 pays pour stimuler la prospérité sociale et économique grâce aux TIC. Les régulateurs télécoms sont la clé pour garantir l’accès, la concurrence, la protection des consommateurs et l’innovation.

Voix des régulateurs nationaux de la cohorte 2025, actuellement à Luxembourg pour la phase Europe d’iPRIS





iPRIS est coordonné et mis en œuvre par SPIDER en partenariat stratégique et technique avec l'Autorité suédoise des postes et des télécommunications (PTS) et l'Institut luxembourgeois de régulation (ILR).
Le programme est financé par l’Union européenne, la Suède et le Luxembourg, dans le cadre de l’Initiative Équipe Europe D4D pour l’économie et la société numériques en Afrique subsaharienne (Code : 001).
Du 6 au 24 septembre 2025, le Luxembourg accueillera le deuxième cohorte francophone d’iPRIS en Europe, réunissant pendant deux semaines et demie des régulateurs des télécommunications et des experts venus de toute l’Afrique francophone pour un programme intensif d’apprentissage entre pairs, de collaboration et de planification stratégique.
Cette nouvelle édition 2025B s’inscrit dans la continuité du succès de la cohorte francophone 2024B, première délégation d’Afrique subsaharienne à participer à iPRIS. Elle renforcera l’engagement d’iPRIS en faveur du développement du leadership institutionnel en matière de régulation des TIC et de l’avancement d’une transformation numérique abordable, inclusive et durable à l’échelle du continent.
Parmi les autorités de régulation nationales confirmées figurent : l’ARCEP Bénin, l’ARCT Burundi, l’ART Cameroun, l’ARPTC République Démocratique du Congo, l’ORTEL Guinée équatoriale, l’ARCEP Gabon et l’ARPT Guinée. Du côté des organisations sous-régionales, seront également présents la WATRA, l’EACO, l’ARTAO et l’ATRAC.
Ces régulateurs seront rejointes par des représentants de l’ARCEP France, de la BNETZA (Allemagne), de l’IBPT (Belgique) ainsi que de Deloitte. Cette combinaison unique d’acteurs crée un environnement d’apprentissage où se conjuguent réalités locales et perspectives internationales, offrant ainsi un espace porté par l’Afrique, en partenariat avec des acteurs mondiaux.
La Stratégie de transformation numérique de l’Union africaine (2020–2030) met en avant que la jeunesse du continent constitue un atout majeur à l’ère du numérique. Avec près de 60 % de la population africaine composée de jeunes, la transformation digitale doit occuper une place centrale dans le développement socio-économique.
La digitalisation ne se limite pas à la connectivité : elle représente un levier de création d’emplois, d’innovation, de réduction de la pauvreté et de croissance inclusive.
Le deuxième round francophone d’iPRIS au Luxembourg dépasse le simple cadre d’un apprentissage entre pairs. Il s’agit d’un investissement stratégique dans l’avenir numérique de l’Afrique. En dotant les régulateurs des télécommunications de savoirs, de réseaux et d’outils pratiques, iPRIS contribue à concrétiser la vision d’un continent où la connectivité est abordable, inclusive et transformatrice.
L’avenir de l’Afrique est numérique. Garantir qu’il soit également équitable et durable repose sur le leadership renforcé grâce à des initiatives telles qu’iPRIS.
iPRIS est coordonné et mis en œuvre par SPIDER en partenariat stratégique et technique avec l'Autorité suédoise des postes et des télécommunications (PTS) et l'Institut luxembourgeois de régulation (ILR).
Le programme est financé par l’Union européenne, la Suède et le Luxembourg, dans le cadre de l’Initiative Équipe Europe “D4D pour l’économie et la société numériques en Afrique subsaharienne” (Code : 001).
Du 30 juin au 8 juillet 2025, les régulateurs des télécommunications du Tchad (ARCEP Tchad) et du Cameroun (ART Cameroun) ont mené une mission conjointe de coordination des fréquences dans les zones frontalières de N’Djamena (Tchad) et de Kousseri (Cameroun). Cette initiative fait suite aux engagements pris le 16 juin 2025, visant à limiter les interférences transfrontalières, garantir la souveraineté numérique de chaque pays, et améliorer la qualité de service pour les populations frontalières.
Depuis plusieurs années, les intrusions de signaux radioélectriques entre N’Djamena et Kousseri causent des perturbations importantes : dégradation de la qualité des réseaux, surcoûts pour les opérateurs, et expérience utilisateur amoindrie. Cette problématique s’inscrit également dans une dynamique plus large de coopération sous-régionale pour une meilleure gestion du spectre et l’avancée vers l’intégration numérique régionale.
Sous la direction de M. Idriss Béchir Soumaine (DG ARCEP Tchad) et de M. Mouhamadou Awallou (DG ART Cameroun), la mission a réuni les principaux opérateurs : Airtel Tchad, Moov Africa Tchad, MTN Cameroun, Orange Cameroun et CAMTEL.
Objectif principal : détecter, mesurer et réduire les signaux radioélectriques intrusifs de part et d’autre de la frontière.
Des drive-tests ont été réalisés dans des zones sensibles et stratégiques. Les technologies 2G, 3G et 4G ont été analysées. Des actions correctives ont été testées et évaluées pour leur efficacité.
Les équipes ont aussi visité les sites de mise en œuvre du roaming gratuit entre les deux pays. Quelques points contractuels restent à finaliser. Le lancement officiel est prévu pour le 11 août 2025.
Lors de la cérémonie de clôture, M. Haliki Choua Mahamat, DG de l’ARCEP Tchad, a salué la rigueur technique et l’esprit de coopération. Cette initiative constitue une étape majeure pour l’intégration régionale, la souveraineté numérique, et l’amélioration de la qualité de service aux usagers.
Les prochaines étapes incluent un suivi régulier, des rapports conjoints et des mécanismes de contrôle. À long terme, cette collaboration renforcera la transformation numérique africaine, tout en apportant des bénéfices durables aux régulateurs, aux opérateurs et aux communautés vivant en zone frontalière.
iPRIS est coordonné et mis en œuvre par SPIDER en partenariat stratégique et technique avec l'Autorité suédoise des postes et des télécommunications (PTS) et l'Institut luxembourgeois de régulation (ILR).
Le programme est financé par l’Union européenne, la Suède et le Luxembourg, dans le cadre de l’Initiative Équipe Europe “D4D pour l’économie et la société numériques en Afrique subsaharienne” (Code : 001).
L’ARCEP Tchad et l’ART Cameroun ont tenu une réunion bilatérale de haut niveau à N’Djamena pour renforcer la coopération réglementaire, lutter contre les intrusions de fréquences et améliorer la qualité de service dans les zones frontalières, poursuivant une vision commune de la connectivité numérique inclusive en Afrique centrale.
Du 15 au 17 juin 2025, l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) du Tchad a accueilli à N’Djamena une réunion bilatérale stratégique avec l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) du Cameroun. Cette rencontre faisait suite à la visite ministérielle de mai à Yaoundé, consolidant ainsi une dynamique de rapprochement. La délégation camerounaise comprenait la direction générale de l’ART ainsi que des représentants de Camtel, Orange et MTN.
Les échanges ont porté sur des actions coordonnées pour améliorer la connectivité dans les zones frontalières. Les thématiques abordées incluaient la coordination des fréquences, la gestion de l’itinérance, la qualité de service et l’utilisation équitable du spectre. Les deux régulateurs ont souligné l’importance de réduire les intrusions de fréquences souvent observées dans les zones reculées et de renforcer les mécanismes de supervision pour garantir un accès équitable et des services fiables.
Les deux parties ont identifié ensemble les principales problématiques liées à la couverture, à l’itinérance et aux interférences de signal. Elles se sont engagées à élaborer un protocole de coopération et à mettre en place un mécanisme bilatéral permanent de coordination. Parmi les mesures concrètes décidées figurent la réduction des intrusions de fréquences transfrontalières et une gestion concertée du spectre radioélectrique dans les zones frontalières.
Cette coopération s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’intégration régionale, de coopération Sud-Sud et de consolidation institutionnelle. Elle s’aligne avec les objectifs du cadre iPRIS, tout en ouvrant la voie à un apprentissage entre pairs et à une harmonisation réglementaire en Afrique centrale, au service d’un avenir numérique plus inclusif et interconnecté.
Ce novembre, du 10 au 27 novembre, nous étions ravis d'accueillir à Stockholm en Suède, la quatrième cohorte iPRIS, 2024C ! Ces experts de la réglementation du Liberia, du Ghana et du Zimbabwe ont suivi une formation intensive de 2,5 semaines. Cette cohorte 2024C est la quatrième cohorte à participer au projet iPRIS après le premier groupe francophone. La cohorte française a été précédée par deux cohortes anglophones et une cohorte francophone. La première cohorte iPRIS 2023A, composée de régulateurs du Nigeria, du Kenya, de la Namibie, de l'Eswatini, du Soudan du Sud, de la Zambie et de la Sierra Leone, est sur le point de terminer son cycle iPRIS cette année.
La cohorte 2024C se réunira pendant une semaine, quatre mois après le début du programme, dans l'un des pays africains représentés dans leur groupe, pour la phase africaine. Cette rencontre d'une semaine offrira une plateforme aux participants pour examiner l'avancement de leurs initiatives de changement, partager leurs résultats et engager des discussions pour améliorer davantage leurs initiatives de changement. Un an après le début du programme (novembre 2025), l'efficacité et les progrès des initiatives de changement mises en œuvre par les ARN participantes seront évalués en partenariat avec les experts africains et européens des télécommunications.
Pour la première fois dans l'histoire de la COP, la Présidence a reconnu le rôle de la numérisation dans les discussions climatiques, en désignant une Journée de la Numérisation. La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique de 2024 à Bakou, en Azerbaïdjan, mettra en avant la piste de l'Action Verte Numérique, soulignant le rôle de la numérisation dans la résilience climatique. Les technologies numériques offrent un potentiel immense pour améliorer l'efficacité de la production alimentaire et de l'approvisionnement en Afrique, promettant des avantages économiques, sociaux et environnementaux significatifs.
Stimuler une action climatique transformative

Le 16 novembre 2024, deux événements clés auront lieu : une réunion de haut niveau et le lancement de la Déclaration sur l'Action Verte Numérique, tous deux axés sur la manière dont les technologies numériques peuvent stimuler une action climatique transformative.
La Table Ronde de Haut Niveau sur le Chemin de l'Action Numérique pour un Monde Vert explorera comment la technologie peut faire avancer les objectifs climatiques. Parmi les intervenants clés figurent S.E. Mme Nigar Arpadarai, Championne de Haut Niveau pour le Changement Climatique de la COP29, S.E. M. Rashad Nabiyev, Ministre du Développement Numérique et des Transports de l'Azerbaïdjan, et S.E. Mme Doreen Bogdan Martin, Secrétaire Générale de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT).
La table ronde, modérée par M. Tomas Lamanauskas, Secrétaire Général Adjoint de l'UIT, présentera les points de vue de représentants gouvernementaux de Bahreïn, du Brésil, de Chine, d'Égypte, d'Estonie, du Japon, du Kazakhstan, et d'autres pays.
L'événement réunira également des partenaires tels que l'AIEA, la CEE-ONU, la CNUCED, le PNUD, le PNUE, l'UNESCO, l'ONUDI, la Banque mondiale, ainsi que des leaders du secteur privé issus d'entreprises comme Alibaba, Cisco, Google et Nokia.
Déclaration COP29 sur l'Action Verte Numérique

La réunion de haut niveau se conclura par l'adoption de la Déclaration sur l'Action Verte Numérique, un engagement mondial pour promouvoir une numérisation favorable au climat, réduire les émissions des TIC et élargir l'accès aux technologies vertes.
La Déclaration appelle à la collaboration entre les gouvernements, le secteur privé et les organisations internationales pour faire avancer la numérisation durable, en particulier dans les régions en développement. Elle encourage des cadres réglementaires soutenant les pratiques numériques écologiques, positionnant ainsi la numérisation comme un élément clé de l'action climatique mondiale.
Les gouvernements et les parties prenantes sont invités à approuver la Déclaration, rejoignant un effort unifié pour tirer parti de l'innovation numérique en faveur d'un avenir durable.
Nous sommes ravis d'accueillir la quatrième cohorte iPRIS, 2024C ! Du 10 au 27 novembre, des experts de la réglementation du Liberia, du Ghana et du Zimbabwe suivront une formation intensive de 2,5 semaines. Pendant cette période, ils feront connaissance et échangeront pour un avenir plus solide des télécommunications en Afrique.
Le groupe de participants 2024C sera la quatrième cohorte à participer au projet iPRIS après que le premier groupe francophone aura participé à sa première formation entre pairs au Luxembourg. La cohorte française a été précédée par deux cohortes anglophones et une cohorte francophone. La première cohorte iPRIS 2023A, composée de régulateurs du Nigeria, du Kenya, de la Namibie, de l'Eswatini, du Soudan du Sud, de la Zambie et de la Sierra Leone, est sur le point de terminer son cycle iPRIS cette année.

Experts en télécommunications de Gambie et Dr Bengt Mölleryd de SPIDER examinant le plan de projet d'initiative de changement lors de la session entre pairs iPRIS à Dar es Salaam en septembre 2024.)
La cohorte 2024C se réunira pendant une semaine, quatre mois après le début du programme, dans l'un des pays africains représentés dans leur groupe, pour la phase africaine. Cette rencontre d'une semaine offrira une plateforme aux participants pour examiner l'avancement de leurs initiatives de changement, partager leurs résultats et engager des discussions pour améliorer davantage leurs initiatives de changement. Un an après le début du programme (novembre 2025), l'efficacité et les progrès des initiatives de changement mises en œuvre par les ARN participantes seront évalués en partenariat avec les experts africains et européens des télécommunications.
SPIDER, à travers sa directrice et la coordinatrice d’iPRIS francophone, a participé à la 22e réunion annuelle de Fratel à Libreville. Cette réunion du réseau francophone de régulation des télécommunications était organisée par l’Autorité de régulation du Gabon, l’ARCEP, et avait pour thème : « Quels modèles d’affaires et quelles stratégies des opérateurs télécom, dans le futur ? » L’objectif principal de la réunion était d’échanger sur les évolutions technologiques et les potentiels nouveaux défis de régulation.
La réunion, qui s’est tenue du 26 au 27 novembre 2024, a réuni plus de 120 participants, représentant 15 autorités de régulation, membres de Fratel, des organisations sous-régionales de régulation (ARTAO, ARTAC), des institutions internationales (UIT, Smart Africa) et des acteurs du secteur. Le programme était ponctué de prestations artistiques mettant en valeur le patrimoine culturel gabonais. L’ouverture et la clôture ont été rehaussés par des textes de l’artiste slameur Ferel, et la soirée de gala a été animée par de nombreux groupes dont le célèbre Tandima.
L’occasion a été donnée à SPIDER et l’IRL de faire un point sur le programme iPRIS, et notamment d’annoncer les régulateurs qui sont invitées à participer à la prochaine cohorte francophone d’IPRIS. Il s’agit des ANR du Bénin, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Guinée Conakry, de la Guinée Équatoriale, et de la RDC. Ils se retrouveront au Luxembourg en septembre 2025 pour une formation de deux semaines.
Cette réunion annuelle a compris des sessions dédiées aux acteurs impliqués dans l'amélioration des services et des régulations des télécommunications. Deux réunions supplémentaires pour les membres de Fratel et les dirigeants des autorités ont également abordé la question : « Quelles régulations concernant les investissements et les innovations ? » Cet événement a servi de plateforme pour les régulateurs et les autres parties prenantes clés du secteur des télécommunications afin de partager leurs points de vue sur la structure réglementaire pour l'avenir.
Pour rappel, Fratel a pour objectif de contribuer à la formation et à la collaboration entre ses membres.
Pour en savoir plus : https://www.fratel.org/21e-reunion-annuelle-les-26-et-27-novembre-2024-a-libreville/
Photos de la 22e réunion annuelle de Fratel 2024 au Gabon.

Malena Liedholm Ndounou, coordinatrice d’iPRIS francophone à SPIDER, Ruffus Samuel, représentant de l’ARTAO, Caroline Wamala Larsson, Directrice de SPIDER, Bernice Edande, Secrétaire Permanente de l’ARTAC.

Jean-Jacques Massima-Landji, Représentant de l’UIT pour l’Afrique centrale et le Madagascar
La phase de suivi régionale 2024A pour l'Afrique s'est tenue à Dar es Salaam, en Tanzanie, du 7 au 10 octobre 2024. La cérémonie d'ouverture officielle a été honorée par Dr Jabiri Kuwe Bakari, Directeur Général de l'Autorité de Régulation des Communications de Tanzanie (TCRA), et Barbara Barone, Responsable de la politique pour le numérique au service du développement à la Commission européenne en Tanzanie.
(Au cours de la session d'une semaine, des experts africains en télécommunications, issus des autorités nationales de régulation des télécommunications du Lesotho, de Maurice, de l'Afrique du Sud, de la Tanzanie, de la Gambie et de l'Ouganda, ont présenté les progrès et les résultats de leurs initiatives de changement. Les initiatives de changement sont au cœur du programme iPRIS et sont spécialement conçues pour s'aligner avec les agendas stratégiques des régulateurs nationaux participants. Il s'agit de projets stratégiques choisis et entrepris par les régulateurs nationaux afin de contribuer à réduire la fracture numérique.
Le programme d'une semaine a proposé une série complète de sessions pour améliorer les compétences et les connaissances dans divers domaines de la régulation des TIC. Les experts ont participé aux ateliers sur les techniques d'enquête, la couverture du haut débit et la satisfaction des consommateurs, animés par Peter Thornqvist ; conseiller principal en politique et agent juridique à l'Agence nationale des télécommunications et de la poste de Suède (PTS). Sele Pokima de l'Assemblée des Régulateurs de Télécommunications d'Afrique de l'Ouest (WATRA) et Andrew Changa de l'Organisation des Communications de l'Afrique de l'Est (EACO). Les délégués ont aussi partagé leurs perspectives sur l'harmonisation régionale visant à promouvoir le développement économique et social dans la région.
Kerstin Borglin de SPIDER a animé une session interactive sur les bases de la gestion de projet et les cadres SERA (Suivi, Évaluation, Redevabilité et Apprentissage), engageant les participants dans un apprentissage pratique pour améliorer l'efficacité des programmes et affiner les compétences en évaluation d'impact. D'autres sessions ont couvert les fondamentaux de la gestion de projet et les cadres SERA pour renforcer l'efficacité des programmes et l'évaluation d'impact. Dr, Caroline Wamala Larsson a dirigé une session sur les stratégies de diversité et d'inclusion, dotant les participants d'outils pour favoriser des environnements inclusifs et équitables au sein de leurs organisations de télécommunications.
Jean François Le Bihan, Mugisha Philip Bisanda, Talib Sheriff et René Summer d'Ericsson ont fourni des informations précieuses sur la transition des technologies héritées, la mise en œuvre de cadres de cybersécurité pour la régulation des télécommunications et l'exploitation du potentiel de la bande E dans les réseaux 4G et 5G.
Au cours de la formation, les régulateurs des télécommunications
Voici quelques photos de la phase de suivi pour l'Afrique, qui s'est tenue à Dar es Salaam.

L’équipe SPIDER avec Dr Jabiri Kuwe Bakari – Directeur Général de l'Autorité Régulatrice des Communications de Tanzanie (TCRA), et l'ingénieur M. Christopher John Assenga, Ingénieur Principal, TCRA,

Talib Sheriff, directeur national d'Ericson Tanzanie, présente aux participants des perspectives régionales et mondiales sur la 2G, la 3G et la 5G.

Des experts africains et européens participant à la Semaine de Suivi de l'Afrique à Dar es Salaam visitent le musée du village à Dar es Salaam pour découvrir les traditions de divers groupes ethniques en Tanzanie et comment les bâtiments étaient conçus pou

La Commission des communications de l'Ouganda (UCC) présente son initiative de changement à ses pairs (experts en télécommunication). Cela permet de célébrer les progrès réalisés et d’avoir des retours pour améliorer le projet.

Sessions d'apprentissage entre pairs à Dar es Salaam, mettant l'accent sur le rôle crucial des Organisations régionales de réglementation dans la facilitation de la collaboration transfrontalière et l'harmonisation régionale.
iPRIS est coordonné et mis en œuvre par SPIDER en partenariat stratégique et technique avec l'Autorité suédoise des postes et des télécommunications (PTS) et l'Institut luxembourgeois de régulation (ILR).
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